» L’Effervescence des images « 

Groupe d’enfants de la campagne, Matsumoto, Japon, août 1926. Roger Dumas. Archives de la Planète, Musée Albert Kahn.

Le pic des vacances estivales est passé. Combien de centaines de milliers d’images auront-elles été enregistrées sur d’improbables appareils, je veux dire les « smartphones » ? Ce redoutable engin, devenu prolongement indispensable de nos corps, est le pire des appareils photo que l’on puisse avoir. Aucun réglage n’est possible, et le cadrage de l’image, le b-a-ba de la photographie, est des plus aléatoires, compte tenu de l’ergonomie de l’appareil.

Dans ce magma d’images, stockées sur des cartes mémoire de la taille de l’ongle du gros orteil, dont l’essentiel n’en sortira pas, quelles images ont-elles été prises ? Le pire : selfies en contre-jour devant des fragments de monuments, et la pizza sur la table à la gargote de la plage. Et, évidemment, des anatomies discutables assez largement dénudées. Deux ouvrages reçus récemment nous ramènent au but le plus noble de la photographie, documenter le monde. Commençons par évoquer :

 

L’Effervescence des images. Albert Kahn et la disparition du monde.
Adrien Genoudet.
Les Impressions Nouvelles, Bruxelles. 2020

 

 

 

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