An American Roadtrip 1975

The Road Trip, dans l’esprit des lieux, une tradition établie. On sait la place du Road Trip dans la littérature et le cinéma nord-américains. Deux titres viennent immédiatement à l’esprit, «Easy Rider» au film, et «Sur la route», de Jack Kerouak, en littérature. Une page du magazine en ligne Slate est consacrée aux «plus grands road trip littéraires américains». Samuel  Bowles, précurseur du Road Trip, écrivait il y a 150 ans dans «Accross the Continent» : «Pas de meilleure manière de connaître la nation que d’y voyager, de voir de ses propres yeux ses vastes étendues, sa richesse variée et grouillante, et, par-dessus tout, son peuple résolu».
Les voyageurs anglais des siècles passés effectuaient leur Grand Tour initiatique d’Europe et du Proche-Orient en passant d’une cité historique à l’autre, les sites archéologiques rythmant leurs étapes. En Amérique du Nord, ce gros morceau de continent brut, les quelques villes-phares sont sur les côtes est et ouest. L’intérieur du pays, un grand vide. Des plaines vouées à l’agro-industrie, parsemées de quelques pôles administratifs. Les paysages, la nature, constituent l’intérêt principal du voyage. Les plus spectaculaires sont situés, eux aussi, sur les marges. Le tracé se dégage assez naturellement, avec ses prolongements Mexique / Guatemala / et une frange de Canada.
En déplacement à travers la géographie, entrecoupé de quelques pauses dans les principales métropoles. Périple en 101 jours – 33’341 kilomètres. Des étapes en mouvement, au plus près de la géographie.

 

Qui dit Road Trip dit Roadbook. Activité hivernale lors de ce séjour d’un an aux USA, la préparation d’un outil maison. A partir de la documentation de l’AAA-American Automobile Association, de cartes de Exxon Co. Touring Service, et de celles des Highway Departments de divers états. Résultat un cahier de 150 pages au format A4. Je présente la chose à Discover America; on n’a jamais vu un tel travail, et on me donne un sticker pour le coller sur notre VW combi. Le formidable réseau routier US, largement prolongé tant au Mexique qu’au Canada, permet des déplacements aisés, à vitesse limitée, et en sécurité.

Les parcs et leurs campings sont autant de points d’étapes, dans des sites intéressants. Les mêmes stations d’essence, les mêmes super-markets d’un coin à l’autre – l’homogénéité de ce sous-continent. Nombreuses journées de strict déplacement, certaines où il n’y a rien à voir, seulement faire du chemin – just moving.

A suivre !

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